100% mamans

100% Mamans est né, il y a quatre ans, d'un projet tout simple : donner à de jeunes ou de futures mères les moyens d'élever, seules, leur enfant né hors mariage. Il s'agissait, pour les quelques bénévoles fondateurs, d'offrir une alternative digne à l'abandon de ces enfants, « solution » la plus courante, sous le poids de contraintes sociales.

En 2006, l'association accueillait dans son foyer du quartier de Bendibane, les premières pensionnaires et leurs bébés, une nouveauté dans le Nord du Maroc.

Depuis cette date, Le projet « tout simple » a révélé qu'il ne l'était pas du tout. On ne compte plus les obstacles et les pesanteurs qu'il a fallu surmonter, les situations personnelles parfois dramatiques qui se se présentées. Autant de témoignage des réflexes d'exclusion envers les femmes célibataires, en dépit des progrès réels enregistrés au Maroc avec l'entrée en vigueur de la Moudawana.

Mais l'enthousiasme ne s'est pas émoussé, de nouveaux volontaires ont rejoint l'aventure, l'association a grandi.

De 2006 à 2010, ce sont plus de 160 mamans qui ont été accueillies dans le foyer, pour des séjours plus ou moins long. Santé, droit, formation, leur accompagnement s'est enrichi, professionnalisé, avec un accent porté sur l'insertion économique de ces femmes isolées, aux obligations de chef de famille.

Grâce au soutien de nos donateurs privés et publics, une équipe de cinq salariées travaille chaque jour à la réalisation du projet de 100 % Mamans. Certains appuis ont été décisifs, comme celui du Casal, organisation non gouvernementale catalane, ou celui plus récent de l'Union européenne qui accompagnera l'association au fil des deux prochaines années.

Mais l'initiative privée, le geste de chacun, le don restent nécessaires à la fois pour fournir à l'association les moyens de son action, mais aussi pour témoigner d'un soutien grandissant, à Tanger, dans ses environs comme à l'étranger. A travers 100 % Mamans, c'est chacune de ces femmes qui se voit ainsi confortée dans son projet d'élever, malgré l'absence du père, l'enfant qu'elle a mis au monde. Un projet qui devrait être « tout simple ».